Des coussins qui m'attendaient, ou plutôt qui attendaient le chaton que je suis.
J'étais bien perplexe en les voyant, finalement je suis restée là sans rien dire.
Il y avait bien quelques objets disposés dessus, que je n'osais regarder.
Sur votre ordre je me déshabille et vous me lacez mon serre taille, mon esprit crie plus, plus fort.
Mais il faut bien avouer, vous ne voulez pas me casser, me briser ni trop serrer.
Je ne dis rien, mes yeux supplient quelques réponses, savoir ce qui m'attend.
A genoux sur les coussins vous m'emprisonnez les poignets dans des anneaux d'argent.
Mes yeux sont clos quand vous me rendez aveugle, plongée dans le noir, je deviens sourde.
Et je ne veux entendre vos instructions, à savoir rester là, à attendre, seule, privée de la vue,
Privée de vous, de votre peau. Savoir votre présence, sans la voir.
Voila bien la raison. Apprendre à restée sage quand je suis privée de vous.
Vous êtes là, sans être là, vous êtes présent dans la pièce, ne dites pas un mot.
Mes mains tâtent les alentours de ma couche, mon corps se tend, frissonne.
Je cherche en vain une position qui me calmera.
Le parquet trahit vos moindres déplacements.
Et c'est à quelques centimètres de moi que je vous sens.
L'esprit commence à souffrir, tout tourne, je ne sais plus où je suis, ni où se trouve la porte dans la pièce.
Vous n'êtes plus là, je frissonne, m'effleure l'entre jambe, mon corps vous supplie de revenir,
Me libérer.
Dans un geste maîtrisé je vous attrape, vous êtes assis juste à coté, me repoussez en grognant.
Mon cœur et mon corps vous haïssent un instant.
Je ne sais que faire, ce que vous voulez que je fasse, je tourne, plie mes jambes dans tous les sens.
Enfin je me couche en chaton paisible, votre regard que je sens sur moi.
Le réveil sonne. C’est l'heure de ma délivrance.
Les anneaux ont broyés mes poignets.
Vous toucher, vous embrasser puis vous avaler, vous appartenir.
Mon regard toujours enfermé derrière le bandeau,
Je me délecte du bout de la langue et des doigts,
De tout ce que vous m'offrez.
J'ai l'eau à la bouche et vous savez bien ce que cela signifie.
Vous parcourez à votre tour votre royaume: ma bouche, ma gorge, mon intime.
Des larmes coulent sous mon bandeau quand vous vous enfoncez au fond de ma gorge.
Mes yeux sont mouillés, je ne veux pas que vous les voyez.
Je pense au moment où vous me prendrez comme une Petite Salope...
:)
RépondreSupprimervous êtes décidément bien agréable à lire!