Il pleut des astres brillants sous mes
yeux. Les vagues de mon océan se réveillent, j’entends leur ruissellement entre
mes cuisses, elles pleurent et supplient l’extase de se montrer. Les pas se
pressent aux alentours, les baisers sont saveur vanille pourtant, dans un
ultime élan ma chair se sillonne sous les griffes de mes assaillants et
m’arrache un cri. Des crocs viennent entamer mes courbes, mes membres se
tendent et ma gorge se tord. Mes cris transpercent le silence et font écho aux
battements saccadés de mon cœur contre ma poitrine. Mon corps, ce pantin
désarticulé se dépose lentement sur le sol, un pétale de désir luisant, attend,
le souffle court, le regard dans la nuit, le pire ou bien le meilleur à venir. Les
liens se serrent, emprisonnent jusqu’à mes jambes, le navire coule. Je sens la
chaleur des êtres transpirer dans l’air, les piqures s’enfonçant plus
profondément et cheminant tout au long de mon parcours pâle, redessinent le
haut de mes dunes rougeoyantes d’arabesques indécentes. L’esprit se perd sur l’échafaud des délices
aveugles tandis que mon corps asservit laisse transparaitre ma fièvre intérieure.
Soudain, les langues se délient et les cordes s’envolent avec mes ravisseurs.
Il est un chaton seul et aveugle qui se doit de rester sage et immobile.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire