Il y a ce doux parfum, celui des interdits,
du divin, celui qui brûle et enivre comme le vin. De la poudre sur les joues,
le teint nacré et les lèvres carmin. Mes yeux se glissent dans le velours noir,
obscur, sans ciel et sans étoile. La chaleur de la pièce m’enrobe tandis que se
dérobent mes atouts de coton sous les yeux, peut être mille, là, à déshabiller
du regard ma chair jusqu’à fendre l’âme. La musique des souffles vient caresser
ma peau, mes sens s’éveillent, le frisson me parcourt, quand tout autour rien
ne bouge. Mon être offert à qui voudra l’étreindre, ma peau rougit d’envie, de
gêne aussi. Quelques mains assaillent mes courbes, les doigts se délectent,
doucement puis plus fermes me poussent à courber l’échine jusqu’à faire prier
mon corps tout entier sur le tapis. Des langues cavalières explorent mon cou, et
les liens de chanvre se frôlent déjà sur la peau des monts fendus.
il est joli ton texte, à mi-chemin entre érotisme et poésie, on aimerait bien être de ces mains...
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