Il y a bien des chemins à prendre pour atteindre "l'intense".
Bien souvent il nous tombe dessus sans que l'on y prenne garde.
Et puis, les souvents s'installent, comme une drogue, on en veut plus encore.
L'effet de l'intense diminue, irrémédiablement au fur et à mesure des souvents.
La pente est douce, cependant.
Alors, on regarde derrière nous. Mais peut on faire demi tour sur ces chemins là ?
On se prend à rêver nostalgie. On cherche des solutions.
Faut il tout recommencer, chercher ailleurs ?
L'envie n'y est pas toujours.
Puisque, ce qui nous lie n'est pas l'intense mais seulement les mêmes sentiments.
Le titre de cette note désigne-t-il ce vers quoi vous tendez ? La note est ambigüe sur ce point, la course à l'intense est sans doute aussi vaine que celle au souvent. Dans les deux cas, je ne vois qu'un appétit jamais satisfait.
RépondreSupprimerMoins de souvents, pour plus d'intense, c'est bien ce vers quoi je veux aller.
SupprimerDonnons une sucette à un enfant, il adore. Qu'on lui en donne dès qu'il en demande, c'est à dire souvent, il cherche toujours à retrouver le gout qui l'a fait tant aimer cette sucette. Et pourtant, au bout d'un certain temps, il n'en voudra plus. Pourquoi ?
Parce qu'il ne retrouve plus le gout des premières fois.
Pourquoi aime t on autant les macarons ? Les gâteaux marocains ou je ne sais quoi encore?!
Parce qu’on en mange ponctuellement, à des moments précis, rares. Alors, nous pouvons en faire une sorte de cérémonial qui nous fera savourer l'aliment et l'instant plus intensément. C'est aussi valable pour les repas de fin d'année où l'on déguste des plats que l'on ne fait pas beaucoup les autres jours de l'année.
Est ce qu'on est tous de grands enfants ? Peut être.
Est ce que je fais bien de comparer tout ça avec des aliments ? Hum, pas certain.
Ma sucette à moi, on sait bien de qui il s'agit... ^^
Il n'en reste pas moins vrai, du moins on conclue que la panacée serait de savoir entretenir "l'intense" dans la quotidienneté de la relation amoureuse.
RépondreSupprimerIl semble cependant inéluctable de devoir accepter le glissement du sentiment passionnel (l"intense à son pinacle) vers quelque chose de moins paroxystique qu'est la relation amoureuse vécue dans la durée.
Chacun est libre dc'accepter ou non d'emprunter cette "pente douce" qui n'est d'ailleurs pas forcément si linéaire que ça. Celui qui la refuse doit accepter le cahot, la souffrance et les déchirements comme inhérents à son existence. On le sait au moins depuis "les souffrances du jeune Werther". L'intensité d'une passion est cependant si enivrante que celui qui la vit a toujours l'impression d'être le premier et le seul être au monde à connaitre pareille sensation...